

Un peu d'histoire sur la Danse-Thérapie
l’Art est indispensable à l’Humain
Le mouvement c'est la vie, puisque nous commençons à bouger bien avant notre naissance

Depuis toujours, la danse accompagne les êtres humains.
Elle fait partie des liens sociaux, des rituels, des passages de vie, des processus de transformation et de guérison, dans de nombreuses cultures à travers le monde.
Bien avant d’être pensée comme une pratique thérapeutique, elle était déjà un moyen d’expression, de régulation et de mise en lien.
Au XXe siècle, des recherches ont permis de mieux comprendre ce lien entre le corps, le cœur, le mental, les émotions et le vécu.
Parmi les pionniers de la danse thérapie figurent :
Rudolf Laban (1879-1958), danseur, chorégraphe, pédagogue et suivi une formation en architecture, a théorisé et structuré l’étude du mouvement humain. Il a développé un système utilisé pour visualiser, interpréter, étudier et documenter toutes les possibilités du mouvement humain. Ce système est utilisé dans de nombreux domaines et professions, en particulier la danse-thérapie, la psychothérapie, la physiothérapie.
Mary Starks Whitehouse (1911-1979) danseuse et pédagogue, formée à la psychologie de Carl Gustav Jung. Elle a développé dans les années 1950, l’approche du Mouvement Authentique : se laisser bouger par d’impulsions internes – être à l’écoute du corps plutôt que contrôler le mouvement – explorer l’inconscient à travers le geste. Le corps devient un outil d’exploration psychique – On ne danse pas pour performer, mais pour se comprendre.
Marian Chace (1896-1970), a montré que bouger c’est déjà communiquer. Elle commence comme danseuse moderne avant de travailler avec des patients en milieu psychiatrique. Elle utilisait la danse avec des personnes souffrant des troubles mentaux. Elle a observé que le mouvement permettait de communiquer là où les mots échouaient. Ses approches : « Le mouvement comme communication », le corps exprime émotions – conflits internes – besoins. « Le mirroring » (l’effet miroir) : connexion – validation – sentiment d’être compris.
Janet Adler (née en 1941), danse-thérapeute, héritière du travail de Mary Starks Withehouse Elle a approfondi la pratique du « Mouvement Authentique », elle théorise et développe explicitement le duo Mover/Witness (celui qui bouge/le témoin) Son approche intègre méditation – pleine conscience – exploration du soi profond.
Anna Halprin (1920-2021), chorographe qui a révolutionné la danse contemporaine en la rapprochant de : la vie quotidienne – la nature – la guérison. Elle développe une approche holistique de la danse, intégrant « le corps, le mental et l’esprit » (à ne pas confondre avec religion) Sa pratique vise une transformation globale de la personne : physique – psychique – spirituelle.
Ils ont élaboré leur démarche en exploitant ces apports et en les croisant avec des enseignements davantage rattachés à la psychologie, tels que la psychothérapie et la psychanalyse, se rapportant à la fois au corps, aux processus mentaux et à l’interaction entre le corps et l’esprit.
Aujourd’hui, la thérapie par le mouvement et la danse s’inscrit dans cette continuité.
Elle s’appuie sur ces fondements, tout en laissant une place essentielle à ce que chacun vit, ressent et traverse.
Pourquoi le mouvement est-il thérapeutique ?
La danse-thérapie est une méthode psychothérapeutique.
Son but est de permettre un lien entre le corps, le mental et les émotions, en tenant compte du fait que le corps garde en mémoire ce que nous vivons.
Le mouvement permet d’entrer en contact avec ce qui est là, parfois enfoui au plus profond de soi, et qui ne peut pas toujours se dire avec des mots.
Des tensions, des émotions, des vécus peuvent alors émerger, être ressentis, traversés.
Ce qui était retenu, bloqué, peut peu à peu se relâcher, se transformer.
Le corps devient alors un passage, un moyen d’expression, là où les mots ne suffisent plus.
Les mouvements participent aussi à un mieux-être global, à la fois sur le plan corporel et intérieur.